Le beau mois de mai.
Dans l’Antiquité, le mois de mai était consacré aux ancêtres, il était donc interdit de se marier de crainte d’épouser une revenante ou une femme ensorcelée. Cette tradition se perpétua au Moyen Age et devint le mois de la Vierge ; mais sous le manteau blanc et la robe bleue de Notre Dame se devine encore les ailes translucides de la Fée.
Dans la tradition chrétienne, 40 jours
après Mardi Gras, laissant derrière nous la période de Carême, temps de
renoncement ou plutôt de contentement ; nous voici maintenant à la fête de
Pâques. Celle-ci célèbre la mort de l’hiver et le retour à la vie du printemps.
Dans la forêt de Brocéliande, l’éclat des verts tendres se répand dans les
bois.
Avec le mois de mars la beauté radieuse de
Brigit croit et le 21 mars est fêté l’équinoxe de printemps où le jour est égal
à la nuit. La chandelle qui éclairait nos veillées contes de l’hiver est rangée
et le feu dans l’âtre s’éteint doucement. Désormais chacun de nous peut vivre
au rythme du soleil et la terre se prépare à être ensemencée. Ces premiers
sillons nous permettent de préparer l’espace et le temps de notre jardin
intérieur.
Le 1er février, la veille de la
chandeleur, la fête des lumières, fait la transition entre l’hiver et le futur
printemps ; 40 jours après la Noël, est célébré la fête de
Brigit. Elle est l’incarnation de la grande déesse, à la fois
mère, épouse et fille des dieux masculins du panthéon celtique. Jeune fille du
printemps, de sa baguette blanche, elle souffle la vie dans la bouche de la
vieille femme de l’hiver afin que le soleil perce la glace autour de son cœur
gelé.
Quarante jours après la Samain, nous
arrivons avec le solstice de décembre en hiver, à Noël. Phase où se prépare
dans le secret de la germination souterraine, l’éclatement créateur du
printemps, promesse des moissons d’été.
Allumer la lampe du souvenir, car
il existe une seule mort : celle de l’oubli.
Du silence obscur viennent les
chuchotements de nouveaux commencements