En forêt de Brocéliande, le Seigneur Gastern, chevauche à leurs têtes. Hôte du Manoir des Rues Neuves, ce jeune présomptueux décida de chasser le jour de la fête des morts, ignorant les exhortations de Saint Méen passant par là. A l’heure des vêpres, la réponse divine ne se fit pas attendre : le seigneur et sa troupe, religieux et soldats, furent pétrifiés sur le champ. A nous de les reconnaître aujourd’hui, dans l’alternance des pierres du Jardin aux moines.

Les mots posés sous les photos sont des légendes…

Nous sommes tous complices, nous sommes tous à mettre dans le même sac car nous adressons sans cesse des clins d’œil à l’invisible. Nous le disent encore les noix cassées, les marguerites effeuillées ; les pièces qui brillent dans les fontaines de Jouvence et de Baranton. Bien qu’affectant de les dédaigner, nous aimons nos compagnons secrets. C’est en nous, encore, un peu d’enfance qui s’insurge, qui refuse ce quotidien aseptisé, cet imaginaire qui se rit des lois du temps et de l’espace, espère la justice… Voilà pourquoi Brocéliande nous émerveille.

D’après Christine Féret-Fleury