La fête des mères : célébrer la Vie
Par Louise de Brecilien le lundi 1 juin 2009, 11:38 - Un mois, une histoire - Lien permanent
Dans les mythes, le monde féminin est en
lien étroit avec la nature. La femme énonce la terre et les rythmes de la vie
comme des valeurs premières.
L’urgence, aujourd’hui, est de retrouver cette voie participative à l’œuvre de la nature. Retourner au travail de la terre, « jardiner » permet de faire acte de patience mais aussi d’acceptation. Créer les conditions les plus favorables à la germination, à ces fruits que la terre portera à nouveau en son sein. Cette terre qui est l’incarnation des mères du monde entier et la berceuse est son chant. Filles et fils de cette terre, laissons-nous porter par le charme de cette voix et l’emprise de ce son. Alors, soupirs et sanglots s’apaiseront.
Ce chant du monde est une présence rassurante presque envoûtante. Il nous accompagne patiemment au rythme inlassablement répété de la mélopée. Tout au long de notre vie, il nous porte. Il était déjà là bien avant notre naissance. Il nous enveloppait et était empli du battement des cœurs, du balancement de ces corps arrondis. C’est à ce chant d’amour que l’on doit de grandir.
Longtemps après l’avoir oublié,
nos mémoires en gardent encore l’écho et nos âmes une profonde nostalgie. Car
il nous donne un message qui peut s’entendre par delà les langues et les
frontières actuelles. Car, toujours, quoi que l’on fasse, notre nature nous
pousse à nous souvenir et ce chant reflue de la lointaine enfance pour nous
dire :
« Les mères ne meurent jamais et non plus l’enfant que nous avons
été »
Elisabeth Brami
