Les deux arbres

Ce chant du monde est une présence rassurante presque envoûtante. Il nous accompagne patiemment au rythme inlassablement répété de la mélopée. Tout au long de notre vie, il nous porte. Il était déjà là bien avant notre naissance. Il nous enveloppait et était empli du battement des cœurs, du balancement de ces corps arrondis. C’est à ce chant d’amour que l’on doit de grandir.

Le ciel de l'Abbaye de PaimpontLongtemps après l’avoir oublié, nos mémoires en gardent encore l’écho et nos âmes une profonde nostalgie. Car il nous donne un message qui peut s’entendre par delà les langues et les frontières actuelles. Car, toujours, quoi que l’on fasse, notre nature nous pousse à nous souvenir et ce chant reflue de la lointaine enfance pour nous dire :

« Les mères ne meurent jamais et non plus l’enfant que nous avons été »
Elisabeth Brami